Le Barzoï : découvrez tout sur cette race


En savoir plus sur le lévrier en général

barzoi levrier

Beaucoup de personnes pensent que le Lévrier doit être un chien bête!  Certains donnent pour preuve de cette affirmation le fait que, sur les cynodromes, les chiens poursuivent un lièvre empaillé et qu’à chaque nouvelle course ils recommencent!

D’autres sont un peu déconcertés devant ce chien qui ne manifeste aucune servilité apparente.

Dans toutes les races canines, il y a, comme dans notre propre espèce, des sujets très intelligents, des sujets moyens et des sots! Ce qui a contribué à accréditer la fable de la bêtise congénitale du Lévrier, c’est à la fois sa nonchalance, son caractère fier et son air dédaigneux.  Le Lévrier est un grand seigneur. La longue fréquentation au cours des siècles de l’aristocratie humaine, qui avait fait de lui son favori, serait peut-être une raison plus vraisemblable de son comportement et de son hermétisme. La vérité est que le Lévrier, animal taillé pour la course, demande à son organisme un effort intense. Il lui faut le reste du temps récupérer, ou plutôt ménager son potentiel nerveux.

La nature, qui a créé le Lévrier pour la vitesse, et rien que pour cela, lui a donné également l’amour de cette vitesse pour elle-même. C’est pour lui la seule chose qui compte. C’est ainsi que l’on a souvent vu des Lévriers sortant du chenil s’élancer pour une course de vitesse où ils luttaient entre eux, uniquement pour le plaisir et jusqu’à la limite de leurs forces. Quoi qu’il en soit, on peut affirmer par expérience que parmi ces animaux aucun n’est bête, beaucoup sont intelligents, et certains
même particulièrement doués sous ce rapport!

En revanche, les Lévriers ne donnent leur amitié qu’à bon escient, à ceux qu’ils sentent les aimer et les comprendre. Ils sont alors aussi débordants de tendresse que le plus affectueux des Cockers.

Les différentes races de lévriers

L’origine du Lévrier se perd dans la nuit des temps. Les vieux auteurs grecs, Ovide notamment, en parlent fréquemment dans leurs écrits. Le roi David dit qu’ « il est avec le cheval et la femme un des êtres agréables à voir marcher ».  Plus loin encore, deux mille ans avant l’ère chrétienne, le Lévrier figurait sur les monuments de l’ancienne Égypte, ainsi que dans les hiéroglyphes; représenté la queue levée, il signifiait le courage ou la victoire; queue baissée, la défaite ou la peur. Plus tard, on en trouve trace au temps des Romains, et les Vertragi (Lévriers de Gaule) étaient
réputés pour leurs qualités. Au Moyen Age, la vogue du Lévrier grandit encore.

Rois et seigneurs avaient toujours près d’eux les Lévriers gris, descendants de ceux que Saint Louis avait ramenés de Terre sainte.

A poils longs ou à poils courts, les Lévriers conservent pendant des siècles les faveurs de la noblesse. Vivant dans l’intimité de leurs maîtres, ils les accompagnent à la promenade ou à la chasse. Statufiés à leur mort, ils les suivent jusque sur leurs tombeaux.

Origines et standard du Barzoï

Le Barzoï est un très bel animal, que certains considèrent comme le plus beau des Lévriers. Le Barzoï était utilisé (et il l’est sans doute encore) dans son pays d’origine pour la chasse au loup. Avant 1914, c’était le chien national russe, et les grandes familles avaient toutes leur élevage.

En Angleterre, cette race s’est implantée depuis quelques dizaines d’années, encore que le type s’en soit assez considérablement modifié dans le sens d’une réduction du poids et de la taille, mais aussi, et ceci est regrettable, dans celui de la pauvreté de la fourrure. Les Barzoïs français ou anglais sont d’agréables compagnons, très doux et affectueux avec leurs maîtres, mais très distants avec les étrangers.

Le Standard français du Barzoï indique une taille moyenne de 0,70 à 0,75 m, et un poids allant de 35 à 40 kg. Le poil, caractéristique essentielle de cette race, doit être long, mais non laineux, à reflets soyeux, ondulé ou à larges boucles.  Les couleurs recherchées sont : l’unicolore blanc; le blanc marqué de jaune, d’orange, de rouge; le bringé ou le gris. Le noir plus ou moins étendu est un défaut.