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Le barzoï, tel qu'il est décrit sur votre site est tout à fait celui que je connais, mais il est encore bien plus : bien éduqué, il peut devenir champion de l'obéissance. N'a-t-on pas parlé, il y a quelques années, d'un magnifique mâle, utilisé par la police new-yorkaise, aussi efficace que tout autre chien de travail ? Cela m'a confirmé que tout chien a des capacités. Il suffit d'avoir la patience, la fermeté et surtout l'affection. C'est d'autant plus vrai, que le barzoï peut être plus têtu qu'une mule, et rancunier, s'il estime qu'il a été grondé à tort. On n'a pas droit à l'erreur !
Je suis devenue propriétaire d'une belle barzoï un peu malgré moi, il y a près de 25 ans. J'avais pris la responsabilité de m'occuper de cette chienne, très anxieuse et gravement blessée, alors que ses maîtres devaient s'absenter. Quelque temps après, nous nous étions mis d'accord qu'elle serait mieux chez moi, car elle s'était très attachée à moi. Or, son comportement inquiet me posait quelque problème, à savoir qu'elle partait à chaque fois qu'elle rencontrait un congénère. Aussi, avec une amie (maître chien, avec deux bergers allemands confirmés dans le travail des chiens d'avalanche), nous avons commencé le "programme" de base. Il a fallu plus de temps que pour un chien berger, mais le résultat fut concluant : elle est devenue chien sanitaire, s'occupant très bien des "blessés". Le point le plus dur était de lui faire prendre le témoin. Malheureusement, elle a été terrassée par une crise cardiaque à l'âge de 6 ans, juste avant le concours. Je la vois toujours, fière de porter la chabraque blanche avec la croix rouge. Elle était consciente de son utilité, et la douceur qui la caractérisait, était particulièrement appréciée des "pseudo-blessés".
Le chagrin s'est estompté peu à peu. Quatre ans après, j'ai eu la chance daller chercher deux « filles » en Allemagne. Elles avaient 5 mois. L'éducation s'imposait, car deux chiens, c'est déjà une meute. Etant consciente de cette responsabilité, jai cherché à m'inscrire à un club. Or, personne ne voulait de moi. Un lévrier, c'est "bête", tout juste bon à courir derrière un leurre. Finalement, deux personnes m'ont acceptée dans leur petit groupe, méfiantes et un peu étonnées au début. Lorsqu'elles ont vu le travail que j'avais déjà fait (au pied, assis, terre, etc.) elles ont dû admettre que le barzoï était
un chien "intelligent". Le seul problème, à nouveau, était le rapport d'objet. Pour ce qui était la défense du maître, personne n'imaginait combien le barzoï peut être "féroce". En effet, autant l'une que l'autre des chiennes devenait redoutable, quand le moniteur me "frappait". On dit également que le barzoï chasse à vue. C'est vrai. Néanmoins, j'ai toujours bien préparé les pistes, respectant tous les paliers nécessaires.
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Actuellement, j'ai un mâle de 9 ans qui se porte à merveille. Il est affectueux, bien plus que ne l'étaient les deux femelles. Je suis son maître, il est mon compagnon fidèle, avec un excellent rappel, même s'il voit une perdrix. C'est peu dire pour le chasseur qu'il fut en Russie, non ?
Mon message est certainement bien trop long, mais j'avais vraiment envie de vous faire part de mes observations, afin que les amis du barzoï (et pourquoi pas d'autres personnes) en apprennent un peu plus sur ce chien méconnu.
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